3 questions aux Co-Présidents de Breizh ALEC

3 questions aux Co-Présidents de Breizh ALEC

Les 2 Co-Présidents de Breizh ALEC, Olivier Dehaese et Jean-Paul Aucher, ont accepté de présenter le projet de l’associations en répondant à 3 questions. 

Quel est l’objectif du réseau Breizh ALEC ?

Olivier Dehaese : Breizh ALEC est le réseau des 7 Agences Locales de l’Énergie et du Climat bretonnes, bientôt au nombre de 8. En 2017, sous l’impulsion de la Région Bretagne, une réflexion s’est engagée pour conforter la coopération déjà bien établie entre les ALEC et les acteurs du territoire, avancer sur des pratiques de mutualisation et surtout ancrer dans le paysage régional une structure capable de porter les dispositifs régionaux d’animation de la transition énergétique. Breizh ALEC est ainsi née fin 2018.

Jean-Paul Aucher : Aujourd’hui, 4 ans après sa création, Breizh ALEC construit un lien fort entre les 140 salarié·es, anime différents réseaux d’expertise, permet des réponses collectives à des enjeux régionaux et institutionnels et propose de façon générale une offre de services répondant aux enjeux de la transition écologique et énergétique en Bretagne. Ce réseau permet de faire de chaque agence locale un acteur incontournable, auprès de toutes et tous : citoyen·nes, institutions, élu·es, entreprises, etc.

Comment impliquer les élu·es des territoires dans la transition énergétique régionale ?

J-P. A : Les collectivités sont toutes engagées dans une transition de leur territoire, tous degrés de mobilisation confondus. Ce sont souvent les élu·es concerné·es par le sujet qui sont réellement impliqué·es et formé·es. La généralisation de la compréhension des enjeux est donc un défi auquel les ALEC doivent faire face sur leurs territoires respectifs, au moment où d’autres problèmes surgissent et font placer la transition écologique sur un autre plan.

O.D : Si les élu·es locaux sont souvent animé·es par une vraie volonté d’engagement dans la transition énergétique, ces dernier·ères n’ont pas une vision précise des actions à mener : par quoi commencer ? Jusqu’où aller ? Comment trouver les moyens ? L’écoute et la pédagogie, sont donc indispensables. Ce sont grâce à ces échanges progressifs qu’une culture commune peut se construire à l’échelon local et régional.

Quelles perspectives pour l’association ?

O.D : Même si le chemin parcouru est remarquable, Breizh ALEC est une jeune association et son projet est encore en construction. L’avenir réside donc d’abord dans la poursuite des missions régionales d’animation et dans leur développement.

J-P. A : Breizh ALEC se construit progressivement et met en place une offre de services en interne, mais aussi en direction de partenaires extérieurs. De nombreux enjeux locaux peuvent être portés régionalement : formation des élu·es locaux et régionaux, apport de nouvelles thématiques aux partenaires institutionnels pour accélérer la transition en Bretagne, soutien aux développement et à l’acceptation des énergies renouvelables, dont l’implication des citoyens dans leur financement.

O.D : Il est essentiel qu’un porteur de projet d’énergie renouvelable en Bretagne trouve systématiquement un accompagnement et un·e interlocuteur·ice pour répondre à ses questionnements. C’est le rôle du pôle EnR de Breizh ALEC : organiser la réponse et devenir un acteur reconnu régionalement. Enfin, il est nécessaire que l’association diversifie ses activités en participant à de nouveaux projets, qu’ils soient nationaux ou européens, en proposant des formations ou en répondant à de nouveaux marchés.

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